MON PREMIER NOËL


Comme à l'accoutumée, nous profitons du dernier week-end avant le réveillon pour célébrer Noël en petit comité. Pas d'exception cette année encore : ce samedi, nous nous sommes rassemblés au pied du sapin pour un dîner romantique et une distribution de cadeaux bien méritée. 

Si Madame et moi avons pu profité de cette soirée de Noël en tête à tête, ce n'est pas le cas de notre petit Chaton qui, comme à son habitude, est allée se coucher sur les coups de 20h. La sachant plongées dans les bras de Morphée, nous décidons de déposer son cadeau au pied du Nordmann avant d'aller nous coucher à notre tour pour une nuit de repos bien méritée.

Ouinnnn, Ouinnnnn, Ouiiiiinnnnn !!!


Il est 5h du matin quand Bébé décide de se réveiller. Madame se lève une première fois, la prend dans ses bras et commence à la bercer un peu. 5 (longues) minutes passent mais rien n'y fait : la petite continue de pleurer... elle a peut-être mal avec sa troisième dent qui est en train de pousser. Une petite  seringue de Doliprane plus tard, les larmes s'estompent et notre petite princesse retrouve son calme ainsi que son lit.

- "Ouin, Ouin"

Rebelotte 30 minutes plus tard, la voilà qui se remet à gémir. Pensant que cela va passer, je la laisse continuer de la sorte. 30 secondes, une minute puis deux : n'en pouvant plus de l'entendre pleurer de la sorte, je décide de me lever et me rends dans sa chambre afin d'aller à sa rencontre. 
Je la prends dans mes bras, la soulève pour sentir sa couche et constate que celle-ci est mouillée. "Une couche propre et au dodo" me dis-je en espérant rejoindre mon lit au plus vite. Mais malgré la couche propre et un câlin de presque trois minutes, rien n'y fait : elle se met à pleurer à peine son berceau retrouvée. Je la reprends dans mes bras pour un plus gros câlin, réessaye de la faire dormir... c'est mort elle ne veut pas me lâcher d'une semelle ! 

Papa, j'ai faim


Et nous voilà descendu à la cuisine pour préparer le petit déjeuner. Il est 5h45 et mes petits yeux trahissent la nuit qui vient de s'écourter de manière inopinée. Je la pose dans son parc et me voilà, la gueule enfarinée, en train de me farcir le biberon du matin. Je galère. Oui, à cette heure-ci il m'est difficile de me concentrer pour remplir exactement les 240 millilitres nécessaires au breuvage. Un petit coup de micro-ondes et la seconde épreuve peut commencer. Une, deux, trois dosettes, j'ai du mal à compter les doses de lait. La fatigue aidant, je crois que je me suis planté sur les céréales à la banane. Tant pis si ce biberon est trop sucré, elle en connaîtra d'autres. 

- "Ouin, Ouin"
- "Allez, viens par là princesse, il est l'heure de manger paraît-il"

Me voilà, posé sur le canapé et bébé confortablement appuyé sur moi, en train de lui donner le biberon. Mes paupières sont lourdes, tellement lourdes que je repartirai bien pour continuer ma nuit... jusqu'à ce qu'un énorme rôt me tire de mon sommeil et me rappelle à mes responsabilités : si je continue comme ça, c'est tout le biberon qu'elle va vomir ! 
Une fois son breuvage terminé, je la pose dans son parc et me pose quelques minutes auprès d'elle. Il est 6H15 et je n'ai plus envie d'aller me recoucher, je la laisse s'amuser et vaque à mes petites occupations. 

C'est Noël, c'est Noël... Tadatatatatatadam


6h45, Madame se reveille et nous rejoint à son tour dans le salon. 
"Chaton, regarde ce qu'a apporté le Père Noel", dit-elle non sans enthousiasme naturel (que j'admire à cet instant précis, mais comment fait-elle à cette heure avancée de la matinée ?). Nous la prenons dans les bras pour lui montrer l'énorme paquet qui trône au pied du sapin. 
"Chaton, et si Papouti t'ouvrait ton cadeau ?" (mais quelle bonne idée ! Jouer du cutter et de l'huile de coude à 7h du matin, je n'y avais pas pensé). Enthousiaste également de la voir découvrir son cadeau, je m'exécute pour déballer et monter la bête.


Allez, bricoleur comme je suis en 5 min je vais  te monter ça et pouvoir prendre mon petit déjeuner ! C'était sans compter une armature métallique qui s'est finalement montrée contrariante (et qui a failli avoir raison de mes gros bras musclés). 20 longues minutes plus tard, le Jumperoo de la jungle était monté, prêt à accueillir une gamine à l'estomac tout juste repu. 
A peine son fessier sis dans le harnais, c'en était fini de la princesse calme ! La petite fille sage s'est tout à coup transformée en un petit diablotin possédé par je ne sais quel démon. Une fois compris comment pousser sur ses jambes, elle n'a pas arrêté de sautiller encore et encore.

La matinée est passée bien vite pour notre petit ressort : elle n'a pas lâché son jouet et n'a cessé de sautiller dans tous les sens. Même après de longues heures, elle n'en démord pas et adore tirer sur ces bras et pousser sur ses pieds pour jumper à la manière d'un kangourou. 

Mais à la longue elle doit se fatiguer non ? 

Bah non, ce n'est pas pour autant que ces siestes ont été plus longues, loin de là ! Elle vient juste de découvrir qu'il tait possible de faire du sport sans sortir de chez elle (ça ne vous rappelle rien, ça ?). Là voilà heureuse de pouvoir se dépenser tout en restant aux côtés de ses parents. Elle ne décolle pas une seconde ce qui, avouons-le, nous montre qu'elle a vraiment apprécié son cadeau... le premier d'une longue série si on en croit les deux réveillons qui vont avoir lieu la semaine prochaine.

Joyeux Noël et bonnes vacances !

A mon tour maintenant de vous souhaiter de belles fêtes de fin d'années. En famille, avec ou sans enfants, profitez-en pour vous régaler et vous faire plaisir. 
Je vous retrouve à la rentrée (ou avant) pour de nouvelles histoire de papas. 

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